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GPM Théâtre présente




DU 13 AU 31 OCTOBRE 2009 À LA SALLE JEAN-CLAUDE GERMAIN DU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI.

Du mercredi au samedi à 20h00. Les mardis à 19h00

Informations et réservations : 514 282-3900
( Lien WEB vers le Théâtre d’Aujourd’hui :http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/leontine ) textes : Bernard Dion & Benoît Paiement
mise-en-scène : Robert Reid
avec : Benoît Paiement, Christophe Rapin, Félixe Ross, Christian E. Roy
Assistance à la mise en scène: Chantale Jean
Concepteurs: Martin Bédard, Maridja Djordjevic, Mathieu Marcil, Michel Verdon, Romain Fabre, Mirek Metelski.
Concepteurs et collaborateurs: Martin Bédard, Maridja Djordjevic, Mathieu Marcil, Michel Verdon, Romain Fabre, Mirek Metelski.
Une production : Le Groupe de poésie moderne avec le
Soutien financier : le Conseil des Arts et des Lettres du Québec,
le Conseil des Arts du Canada.


Le Refus global

Le Refus global (manifeste rédigé par Paul-Émile Borduas en 1948) rejetait les valeurs du Canada français traditionnel et rural qu’il considérait comme contraignantes, dans une société où l’expression personnelle avait été jusque là sacrifiée à l’idéologie dominante, largement celle de l’Église.

Les choses ont énormément changé. Le Québec contemporain obtient beaucoup de succès sur la scène internationale et exporte, entre autres, des produits culturels très en demande. Dans ce nouveau contexte où le reploiement d’un petit peuple a fait place au pouvoir de l’argent, le milieu de la création artistique continue pourtant de souffrir de méconnaissance, aux prises avec une industrie du divertissement où le statut de l’artiste demeure ambiguë, où son travail se fait souvent à l’ombre des panneaux réclames des grandes compagnies de promotion du spectacle.

Comme à l’époque de la parution du Refus global en 1948, l’artiste continue d’aspirer à une reconnaissance juste par le biais d’une diffusion plus large, et à une perception plus fine du grand public de son imaginaire très riche.

Benoît Paiement

« Un parcours intrinsèque de l’individualisme »

D’aucuns prétendent que le travail de l’auteur en est un d’introspection où se lie une sensibilité exacerbée à une mythique inspiration musesque. C’est de la confiture de fouitre ! Soyons clair : écrire est un acte sportif qui trouve sa réalisation dans les postures extrêmes qu’adopte, en écrivant, l’auteur. La qualité de l’œuvre est alors proportionnelle à la puissance de ses courbatures et à la profondeur de son endolorissement. Il en va de même pour le spectateur. La qualité de son spectaçia augmente au fur et à mesure de l’avancement de l’œuvre qu’il spectate. Il doit en sortir, rompu mais repu, avec le sentiment du travail accompli. Ce sentiment, il se le sera lui-même procuré par le biais d’une participation particulière à la création de l’œuvre à laquelle il a assisté. Le temps de l’apathie crasse est révolu. Auteur et spectateur se doivent ensemble d’accomplir l’exploit qu’est l’œuvre. Le théâtre, quant à lui, ne sera plus, alors, que le territoire de cet exploit.

- Bernard Dion, Seul et unique et auteur automatique de terrain.

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